Après le suicide d'un jeune de 21 ans en Isère, sa famille recherche les témoins d'une soirée où il aurait été victime de propos racistes
L'appel à témoins lancé par les proches de Joris Laurencin, 21 ans. - Famille de Joris Laurencin
Après la mort par suicide de Joris Laurencin à Chatonnay (Isère), sa famille a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux le 16 juillet. Selon elle, le jeune homme de 21 ans aurait pu mettre fin à ses jours après avoir été victime de racisme et de harcèlement.
Sa famille évoque une date en particulier, jour où Joris Laurencin aurait été de nouveau victime d'actes racistes. "Nous recherchons des témoins concernant ce qui s'est passé le 30 juin à la vogue de Saint-Jean-de-Bournay avec Joris Laurencin", est-il notamment écrit dans cet appel à témoins.
"Si vous avez été témoin d'insultes, de propos racistes, de menaces, d'un harcèlement ou de tout autre incident le concernant ce soir-là, merci de me contacter ou de transmettre ces informations aux gendarmes", est-il aussi précisé.
Les proches du jeune homme indiquent que "chaque information, même si elle paraît minime, peut-être utile à l'enquête".
"On le traitait de sale arabe"
"Aujourd’hui, notre famille est brisée. Nous avons perdu un fils, un petit-fils, un neveu, un cousin de seulement 21 ans. Si vous avez vu ou entendu quelque chose ce soir-là, même si cela vous semble sans importance, par respect pour sa mémoire et pour aider à faire toute la lumière sur ce qui s’est passé, nous vous demandons de parler."
Son oncle a témoigné auprès de France 3 Alpes. Il a indiqué que "Joris se plaignait depuis longtemps d'être victime d'insultes racistes. On le traitait de sale bougnoule, de sale arabe. Il commençait même à être complexé et disait à son père qu'il regrettait sa peau mate", a-t-il notamment déclaré.
L'avocate des parents de Joris, Me Elise Rey-Jacquot, a indiqué à nos confrères qu'une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie. Elle a aussi souligné avoir demandé au parquet de Vienne de confier l'enquête à une autre brigade de gendarmerie que celle du village, car "tout le monde se connait". "On veut que toutes les investigations soient faites dans une parfaite objectivité", a-t-elle ajouté.
3114: le numéro national de prévention du suicide
Le 3114 est le numéro à contacter si vous êtes en détresse psychique ou si vous avez des idées suicidaires. Vous pouvez également le contacter si un de vos proches est dans ce cas. Il propose une écoute avec des professionnels de santé spécialement formés, et est disponible sept jours sur sept, 24 heures sur 24.












